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Zapzalap lundi 14 janvier

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Face à l'austérité qui s'installe, ce lundi Zapzalap vous propose en exclusivité la lecture d'un texte sur la crise, "La crise, quelle crise ?", à paraître prochainement dans une revue internationale sur ce même thème.
Comment les aléas de l'économie transforment nos réalités quotidiennes ?
Quel est le rôle de l'Etat dans l'organisation de l'austérité ?
Quelles sont les fausses oppositions entre la finance et le discours nationaliste sur le "redressement productif" ?
En quoi la crise est un élément propre à la dynamique du système ?
Pour pouvoir s'opposer à ses mécanismes, il nous paraît fondamental de répondre à de telles questions.
Zapzalap sur Radio Campus 106.6. Lundi 14 janvier de 19h à 20h.
En téléchargement ou en écoute à partir du 15 janvier sur zapzalap.wordpress.com
A signaler également, un débat sur la crise aura lieu le mercredi 16 janvier à partir de ce même texte "La crise, quelle crise ?".
Nous nous retrouverons alors à la bouquinerie occupée l'Insoumise pour discuter des différentes analyses et des possibilités de riposte face à cette offensive capitaliste:Mercredi 16 janvier à 20h, L'Insoumise, 10 rue d'Arras, Lille, métro Porte d'Arras
Commentaires (1)add comment

Un Grand Merci ! said:

0
La clarté et la pédagogie de ce texte sont REMARQUABLES !
Extrait du texte :
Il y a crise et crise

Quand on parle de crise, il faut préciser de quoi on parle. Des licenciements massifs, la précarité qui se généralise, le blocage des salaires, les fermetures de classes ou de litsd'hôpitaux, constituent une crise sociale, sensible dans la vie quotidienne des travailleurs et des chômeurs, mais ça ne constitue pas en soi une crise pour les capitalistes.

Le fait que des entreprises licencient alors qu'elles font des bénéfices suscite toujours scandale et incompréhension chez les salariés. Mais dans le jeu de la concurrence c’est précisément pour augmenter leurs bénéfices qu’elles licencient : si elles parviennent à conserver le même niveau de production, ou à l'augmenter, tout en dépensant moins pour les salaires c'est bingo ! Un patron peut licencier parce que de nouvelles machines permettent d'augmenter la productivité avec moins de personnel, ou parce que ça revient moins cher de produire dans un pays où les conditions d'exploitation sont plus favorables. Ce qui compte alors pour lui n'est pas de savoir si l'usine est encore rentable, comme le rappellent fréquemment des ouvriers licenciés, mais de savoir où les capitaux seront les plus rentables. Ainsi les plans sociaux peuvent être suivis d'une hausse du cours des actions : les actionnaires savent que c'est bon signe pour les profits à venir. Ce qui peut constituer une catastrophe dans la vie du salarié qui perd son emploi, une crise sociale pour la classe ouvrière, n'est pas dans ce cas une crise pour les patrons, mais une restructuration qui permet de faire progresser les profits.

À grande échelle, les licenciements massifs et la fragmentation des entreprises européennes en petites unités, en chaînes de sous-traitants, a été depuis plus de trente ans la réponse aux luttes sociales de la classe ouvrière. En effet, à partir du milieu des années soixante, la bourgeoisie n’a pas hésité à liquider des secteurs entiers (mines, sidérurgie, textile...) et à fermer la plupart des « citadelles ouvrières » afin de limiter l’impact des grèves et de réduire le coût de l'exploitation. De plus, le chômage massif exercera à partir de ce moment une pression constante sur les luttes, face au chantage patronal menaçant la fermeture d’usines. Le but étant de casser les solidarités, briser les acquis sociaux et faire pression sur les salaires.

La description exacte du systéme Mulliez, à 2 pas.
 
January 14, 2013 | url
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